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Vue d’« Une Exposition chorégraphiée », 2008, Ferme du Buisson

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Centre d'art

Art Center

Une exposition chorégraphiée

A Choreographed Exhibition

Fia Backström, Jonah Bokaer, Philipp Egli, Karl Holmqvist, Jennifer Lacey, Roman Ondák, Michael Parsons, Michael Portnoy

Fia Backström, Jonah Bokaer, Philipp Egli, Karl Holmqvist, Jennifer Lacey, Roman Ondák, Michael Parsons, Michael Portnoy

exposition / avec Le Clubdes5 (Maeva Cunci, Mickaël Phelippeau, Carole Perdereau, Virginie Thomas)

 

Performed by Le Clubdes5 (Maeva Cunci, Mickaël Phelippeau, Carole Perdereau, Virginie Thomas)

 

exhibition

du 8 nov au 21 déc 2008

from 8 Nov to 21 Dec 2008

du 8 nov au 21 déc 2008

Commissaire invité : Mathieu Copeland

 

"Une Exposition Chorégraphiée" est une exposition composée exclusivement de mouvements. Pendant un mois et demi, trois danseurs occupent les espaces vides du Centre d’art et interprètent une chorégraphie de figures et de déplacements, suivant les "partitions" écrites par huit artistes - plasticiens, chorégraphes, musiciens.

Curator: Mathieu Copeland

 

“A Choreographed Exhibition” is composed entirely of movement. For the duration of a month and a half three dancers occupy the Art Center's empty spaces and, following eight artists' "partitions", interpret choreographic figures. 

Présentation

Considérant danse, mouvement et temporalité, Une Exposition Chorégraphiée réunit un ensemble de gestes comme autant d'abstractions chorégraphiées dans un espace d'exposition. Pendant un mois et demi, six heures par jour, trois danseurs du collectif Le Clubdes5 occupent les espaces du Centre d’art. Suivant les « partitions » écrites par huit artistes - plasticiens, chorégraphes, musiciens - ils interprètent une chorégraphie de gestes, de figures et de déplacements. En l’absence de décor, d’accessoires ou de musique, les gestes résonnent dans la galerie vide où les danseurs concentrent toute l’attention.

 

Ce sont les horaires d’ouverture du Centre d’art et la durée de l’exposition qui rythment les pièces et structurent l’exposition. S’enchaînant dans un continuum sans fin, les mouvements deviennent des formes abstraites et flottantes qui se déploient et dérivent dans l’espace et dans le temps. Les pièces fonctionnent comme révélateurs de l’espace tandis que celui-ci détermine en retour les mouvements. Le spectateur et l’interprète partagent un même espace : la proximité troublante avec les danseurs et leurs déplacements souvent imprévisibles, obligent à se mettre soi-même en mouvement, à se repositionner en permanence. L’exposition incorpore les mouvements des spectateurs et la multiplication des points de vue qui en résulte.

 

Revendiquant sa dimension immatérielle et éphémère dans un monde saturé d'objets, Une Exposition Chorégraphiée ne produit pas de traces. Les pièces n'existent que dans le temps nécessaire à leur interprétation. L’exposition se forme et se déforme alors sous nos yeux. Elle ne se fixe jamais sinon dans la mémoire.

 

L’œuvre de l’artiste Roman Ondák ouvre et conclut chaque journée d'Une Exposition Chorégraphiée. Les danseurs sont invités à retrousser leurs vêtements de tous les jours avant de les réenfiler à l'envers. Un jeu d'inversion en forme d'anti-performance que ceux-ci effectuent le plus simplement possible, en ignorant leur environnement physique et les spectateurs.

 

Le chorégraphe Philipp Egli crée une pièce où les danseurs commencent en choisissant au hasard une enveloppe contenant des instructions. La mémoire immédiate de l’exercice à interpréter croise la mémoire collective puisque chaque danseur tente de reproduire la chorégraphie des deux autres telle qu'il s'en souvient.

 

Le compositeur Michael Parsons réactualise son œuvre fondamentale Walking Piece (pièce marchée) écrite en 1969 pour le Scratch Orchestra (cofondé avec Cornelius Cardew & Howard Skempton), en donnant aux danseurs les partitions réécrites pour un espace d'exposition : comment dessiner des lignes droites en prenant en compte les limites de l'espace physique, générant ainsi une pièce de « musique visuelle ».

 

Fia Backström et Michael Portnoy s'associent exceptionnellement pour créer une chorégraphie qui évoque le théâtre expérimental des années 1960. La pièce, qui ne pourrait être plus d’actualité, se base sur les évolutions de la bourse et traite des systèmes d'échange : tandis que deux danseurs interprètent des mouvements tribaux en émettant des grognements inintelligibles, un troisième déclame les cours de la bourse mis à jour quotidiennement en décrivant dans l'espace une trajectoire similaire à ces mêmes cours.

 

Karl Holmqvist compose une polyphonie de voix où les danseurs révèlent les différentes acoustiques du Centre d'art en récitant des arrangements très personnels à partir de fragments de chansons pop, tout en évoluant de manière aléatoire.

 

Le chorégraphe Jonah Boaker écrit trois mouvements que chacun des danseurs réalisent à différents moments de la journée. Chaque mouvement s'évanouit aussitôt qu'il est apparu. Par le toucher, les danseurs révèlent l’architecture dans laquelle ils se trouvent. Bokaer joue ainsi avec la mémoire des danseurs, mais aussi avec la mémoire du lieu.

 

La chorégraphe Jennifer Lacey s’inscrit au sein même de la structure de l’exposition pour modeler ses interstices, concevant un système de transitions entre les différentes pièces. Au début de chaque journée, les danseurs sont invités à définir selon un processus aléatoire l’ordre des transitions, qui se traduisent autant par des actions communes que par des moments de repos ou de pause. Ces transitions exploitent ainsi une sorte de « base de données » du danseur, s’affranchissant de tout « désir chorégraphique ». Prenant en considération le temps global de l’exposition, la proposition de Jennifer Lacey contribue à articuler entre elles toutes les pièces, et met ainsi en œuvre la continuité d’une exposition chorégraphiée.

 

 

coproduction Kunsthalle St Gallen, Suisse / Centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson

Embracing dance, movement and relationships with time, “A Choreographed Exhibition” brings together a group of physical actions evocative of choreographed abstractions in an exhibition space. Six hours a day for a month and a half three dancers from the Clubdes5 collective are occupying the spaces at the Art Centre, following eight "scores" by visual artists, choreographers and musicians in a danced rendering of actions, figures and movements. In the absence of any sets, props or music, these actions resonate through the emptiness of the gallery with the dancers as the cynosure of all eyes.

 

The works are orchestrated and the event structured by the Art Centre's opening hours and the duration of the exhibition. Succeeding each other in an endless continuum, the movements evolve into nebulous, abstract shapes that unfold as they drift through space and time. The works act as revealers of space, and space in turn determines the movements. Spectator and performer share the same space, and the troubling proximity of the dancers and their often unpredictable movements forces members of the audience into motion and constant changes of position. The exhibition thus integrates viewer movements and the resultant proliferation of points of view.

 

Making no bones about its intangible, ephemeral character in an object-saturated world, “A Choreographed Exhibition” leaves no traces. The works exist only within the time required by their performance. Thus the exhibition materialises and dematerialises before our very eyes. It has no enduring existence, except in the memory.

 

The work by artist Roman Ondák opens and concludes each day of "A Choreographed Exhibition". The dancers are asked to roll up their everyday clothes, then put them on inside out: a reversal game in the form of an anti-performance to be executed as simply as possible, with the dancers ignoring their physical surroundings and the audience.

 

Choreographer Philipp Egli has come up with a work that begins with the dancers choosing at random an envelope containing a set of instructions. The immediate memory of the exercise to be performed intersects with a collective memory, as each dancer also strives to recall and reproduce the choreography created by the other two.

 

Composer Michael Parsons is offering an update of his crucial Walking Piece, written in 1969 for the Scratch Orchestra, which he co-founded with Cornelius Cardew and Howard Skempton. The dancers are given scores rewritten for an exhibition space and requiring them to draw straight lines that take its physical boundaries into account and thus generate a piece of "visual music".

 

Fia Backström and Michael Portnoy have come together specially to create a work reminiscent of the experimental theatre of the 1960s. The result, which could not be more topical, focuses on the stock exchange and trading systems: while two dancers perform tribal movements and grunt unintelligibly, a third declaims the daily rises and falls on the share market in time with a matching spatial trajectory.

 

Karl Holmqvist has composed a vocal polyphony that lets the dancers exploit the Art Centre's different acoustics with highly personal combinations of bits of pop songs and random movements.

 

Choreographer Jonah Bokaer is contributing three movements that each dancer performs at different points during the day: each movement vanishes into thin air immediately. Using touch, the dancers reveal the architectural structure of the space they are occupying. Thus Bokaer plays not only on the their memory but also on the memory of place.

 

Another choreographer, Jennifer Lacey, engages with the actual structure of the exhibition, modelling its interstices through a system of transitions between the various works. At the beginning of each day the dancers are asked to randomly establish the order of these transitions, which take the form of shared actions, rest periods, or pauses; this approach draws on a kind of "database" for each dancer as he or she cuts free of any "choreographic urge". In thus embracing the overall duration of the exhibition, Lacey helps to interconnect all the works and so ensures continuity.

Infos pratiques

horaires

vendredi, samedi, dimanche

de 14h à 20h

 

tarifs

2€ TP, 1€ TR, entrée libre (buissonniers, - de 12 ans)

 

opening hours

Friday, Saturday, Sunday

from 2 pm to 8 pm

 

admission

2€ full admission, 1€ students, free (Carte Buissonnière holders, - 12 years old)

 

Programme

sam 8 nov à 14h

vernissage

 

dim 21 déc à 20h

discussion avec Mathieu Copeland et les interprètes autour d'un verre

Sat 8 Nov at 2 pm

opening

 

Sun 21 Dec at 8 pm

cocktail-discussion with Mathieu Copeland and the artists-interpreters

Scolaires

Allez + loin

horaires

vendredi, samedi, dimanche

de 14h à 20h

 

tarifs

2€ TP, 1€ TR, entrée libre (buissonniers, - de 12 ans)

 

opening hours

Friday, Saturday, Sunday

from 2 pm to 8 pm

 

admission

2€ full admission, 1€ students, free (Carte Buissonnière holders, - 12 years old)