Maïssane Alibrahimi
Résidence de création
Grâce au soutien de la Fondation de France, le Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson accueille durant trois mois l’artiste Maïssane Alibrahimi en résidence de création.
Maïssane Alibrahimi est une artiste franco-marocaine dont la pratique interroge les rapports de pouvoir, les structures patriarcales et les récits et construction de la féminité à travers une perspective féministe et décoloniale. Elle explore les tensions entre douceur et résistance, tradition et subversion, en mobilisant des matériaux symboliques et domestiques qu'elle transforme en structures fragiles, ornementées et évolutives, à la croisée de la sculpture, de l'installation et de la performance machinique.
Diplômée de la Villa Arson (Nice), et d’un MBA international en Art à l’IESA (Paris) elle vit et travaille entre Paris et Rabat. En 2024, elle est sélectionnée pour le programme Arab Artists Now – Feminist Legacies porté par K-oh-llective et Lina Ramadan. En 2025, elle reçoit le Prix du Public au Prix Icart Artistik Rezo et le Prix du Jury du Prix Dauphine pour l’Art Contemporain, aux côtés de la curatrice Juliette Hage.
Le projet The Space Between Us a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des Artistes qui lui a apporté son soutien.


Puisant dans l'intimité du foyer, elle en extrait gestes, usages et micro-rituels. Son travail s'appuie sur les latences des objets, des codes cérémonials et des images domestiques, explorant la façon dont le corps inscrit sa présence dans le temps et l'espace. En activant ces formes ordinaires, elle met au jour des fragments et totems du quotidien dont la banalité masque la charge symbolique.
Fondées sur l'assemblage, l'empilement et l'éphémère, elle développe une esthétique du déséquilibre et de la transformation. Ses gestes, à la fois méditatifs et transgressifs, déconstruisent les formes normées pour révéler la violence latente inscrite dans les structures économiques, sociales, familiales et spirituelles.
Sensible aux transmissions culturelles et aux héritages contradictoires, elle détourne les codes de l'ornementation, des symboles traditionnels et des rites pour les reconfigurer comme des espaces critiques, des stratégies d'émancipation, de déplacement et de réappropriation