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Centre d'art

Art Center

Yael Davids

Yael Davids

A Variation on A Reading that Writes

A Variation on A Reading that Writes

performance

sam 29 nov 2014 à 17h30

Sat 29 Nov 2014 pm

avec André van Bergen et Sivan Medioni

 

Mêlant son histoire personnelle et son intérêt pour l’œuvre d’Yvonne Rainer, l’artiste élabore une performance inédite qui s’articule autour du mouvement et de la voix, et explore l’usage du récit et des émotions comme expression d’enjeux formels et politiques.

with André van Bergen and Sivan Medioni

 

Mixing her personal story and her interest for Yvonne Rainer’s work, the artist elaborates a performance that articulates around movement and voice, that explores the use of narration and emotion as a way to express formal and political positions.

Pour l’exposition, Yael Davids imagine une installation composée de ses éléments fétiches – corde, escalier, panneaux de verre, parois de tissu noir... – comme autant d’objets scéniques évoquant le vocabulaire du minimalisme. Ses parcours tant personnels que professionnels ont été jalonnés de contacts avec l’histoire du Judson et d’Yvonne Rainer. Pour cette dernière comme pour Davids, le corps, en tant que champ de conflits et  de contradictions à l’intersection du privé et du politique, est au cœur de la pratique artistique. L’intérêt de Davids pour Rainer inclut également le parallèle entre performance et expérience vécue, la manière dont le corps individuel ou social occupe un espace, l’utilisation de la narration et des émotions pour exprimer des positions politiques et formelles radicales. Examinant la manière dont cet héritage, indirectement transmis par sa mère,  est ancré dans sa mémoire affective et corporelle, Davids  propose d’activer son installation par une performance mêlant parole, mouvements et manipulations, réalisée en collaboration avec deux autres protagonistes.

 

Dans le script de A Reading that Writes – a Physical Act, Yael David décrit le paysage qui entoure le kibbutz où elle a grandi. Au fur et à mesure, on apprend que ce site a abrité un village palestinien dont les populations ont été déplacées et les maisons laissées à l’abandon. Accompagnée d’André von Bergen et de la danseuse Sivan Medioni, Yael Davids active son installation par des postures et des déplacements des corps dans l’espace, tout en récitant son script. Les mouvements déterminés par l’agencement des objets présents dans la pièce, esquissent des passages de l’horizontalité à la verticalité et vice versa. Dans le même temps, les plaques de verres sont déplacées et opacifiées par de la peinture pour transformer la configuration de l’espace en écho avec le texte lu.

 

Avec une économie de gestes et un intérêt constant pour la notion de performance, le travail de Yael Davids traite du potentiel narratif inhérent à l’acte de documentation et de répétition. « Je suis une répétition. Je répète ma performance précédente. Elle devient partition et je suis pas à pas mes propres pas, détectant pas à pas les moments et les choses qui n’ont pas été nommées. » Ses installations et ses performances, très personnelles et poétiques, tentent de donner forme à la mémoire de l’éphémère, à la présence passagère. Elles croisent l’histoire politique conflictuelle d’une nation en devenir et sa  biographie personnelle, marquée par la perte et l’expérience du deuil, pour proposer une confrontation entre présence et absence, mouvement et prise de parole. Pour elle, l’abstraction est un langage subtil et puissant, l’unique langage capable de s’approcher du point final et infiniment lointain que représentent l’absence et la perte.

 

 

Avec le soutien des Laboratoires d’Aubervilliers

 

L’exposition est réalisée en collaboration avec Pontbriand W.O.R.K.S  et le Jeu de Paume, avec le concours du Getty Research Institute et des Laboratoires d’Aubervilliers, avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture et de Mondriaan Fonds.

          

For this exhibition Yael Davids has come up with an installation using her usual equipment – rope, a staircase, glass panels, black cloth partitions – as stage materials for conjuring up the vocabulary of Minimalism. Her personal and professional paths are dotted with contacts with the history of the Judson Theater and Yvonne Rainer. For Rainer, as for Davids, the body as a terrain of conflict and contradiction at the junction of the private and the public, is at the very heart of artistic practice. Davids’s interest in Rainer also includes the parallel between performance and lived experience, the way the individual or social body occupies a space, and the use of narration and emotion for expressing radical political and formal positions. In her examination of the way this heritage, indirectly handed on to her by her mother, is rooted in her affective and bodily memory, Davids sets out to activate her installation through a performance mingling speech, movement and handling of objects, in collaboration with two associates.

 

In the script of A Reading that Writes – a Physical Act, Yael Davids describes the landscape around the kibbutz where she grew up. We learn that this was the site of a Palestinian village whose inhabitants were forced to move and their houses left abandoned. Accompanied by André van Bergen and woman dancer Sivan Medioni, Davids brings her installation to life with poses and bodily
movements through space, while reciting her script. Dictated by the arrangement of the objects in the room, her movements outline transitions from the horizontal to the vertical and vice versa. At the same time the glass plates are moved about and made opaque with paint, transforming the configuration of the space and echoing the reading of the text.

 

Sparing in its movements and constantly engaging with the concept of performance, Yael Davids’s work addresses the narrative potential inherent in the acts of documentation and repetition. “I am a repetition. I repeat my previous performance. It becomes a score and step by step I follow in my own footsteps, detecting step by step the moments and things that have not been named.” Highly personal and poetic, her installations and performances set out to shape our memory of the ephemeral and the fleeting. Merging the conflictual political history of a growing nation with a personal biography marked by loss and grieving, they confront
presence and absence, movement and speech. For this artist abstraction is a powerful, subtle language, the only one capable of attaining to that ultimate, infinitely distant point represented by absence and loss.

 

 

With the assistance of the Laboratoires d’Aubervilliers.

 

This exhibition has been organised in association with Pontbriand W.O.R.K.S and the Jeu de Paume, with the assistance of the Getty Research Institute and Laboratoires d’Aubervilliers, with the support of Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture and the Mondriaan Fund.

          

 

sam 29 nov 2014 à 17h30
Sat 29 Nov 2014 at 5:30 pm

tarifs

entrée libre

admission

free