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Tout public

FESTIVAL TEMPS D’IMAGES 2008

temps d'écoles d'images

Installations / Performances

Expositions, Installations, Performance, Vidéo

TEMPS D’IMAGES explore la création dans son émergence en s’ouvrant aux écoles de formation supérieure, accueillant ainsi les artistes de demain dans le domaine des arts visuels.

L’accompagnement des artistes invités à TEMPS D’IMAGES se double du désir de rendre visible l’ensemble du processus de création, sa fabrication, au sens artisanal du terme, ainsi que les étapes de réflexion qui nourrissent et structurent les projets. Défricheur, TEMPS D’IMAGES l’est aussi bien en invitant de jeunes artistes – de Bruno Beltrao à Enrique Diaz ou Rabih Mroué les précédentes éditions – aujourd’hui reconnus, qu’en proposant à des élèves d’écoles de formation supérieure d’exposer leurs premières œuvres.

A travers un parcours d’installations, de performances et de films, Temps d’écoles d’images nous invite à découvrir comment ces jeunes artistes se saisissent et jouent de la multiplicité des images contemporaines.
Pour la troisième année, TEMPS D’IMAGES poursuit sa collaboration avec le Fresnoy-Studio National des arts contemporains ainsi qu’avec l’Ecole supérieure de l’Image d’Angoulême et de Poitiers.

Le Fresnoy – Studio National des arts contemporains
En partenariat avec l’équipe pédagogique du Fresnoy, TEMPS D’IMAGES présente un choix d’installations réalisées cette année par Mehdi Meddacci, Clément Cogitore, Laetitia Legros, Anthony Gouin et Jannick Guilou.

Lancer une pierre , de Mehdi Meddacci. Un « mur-écran » met en visibilité un lancer de pierre : un geste ancré dans un rapport de délimitation paradoxal entre intime et extime, entre poétique et politique, prolongement d’une réflexion autour de l’espace méditerranéen. C’est l’Algérie que vise la pierre : une terre qui donnerait corps à l’absence ; comment ce corps s’en sortirait-il ?

Cohabitations , de Clément Cogitore. « En ces temps-là, il était dans l’ordre des choses que des hommes en armes viennent frapper aux portes de certaines familles, leur demander des papiers et renvoyer ainsi que le stipulait la loi, celles qui ne pouvaient les présenter dans des territoires dont elles étaient issues. Il était alors dans l’ordre des choses, qu’à leur approche, hommes, femmes et enfants qui ne les possédaient pas, se précipitent du haut de leurs fenêtres. »

Machine à dessiner , de Laetitia Legros. Un dispositif de dessin cinématographique, une machine qui propose en temps réel une transcription dessinée de l’espace filmé : dans cette installation, le dessin balaye l’espace et ses occupants. La lumière, le corps, les matières, le paysage s’interfèrent en une même trame qui s’active en une succession de dessins éphémères. Une image qui veille et révèle son processus, entre dessin, photographie et cinéma.

Sans titre , de Anthony Gouin. « La scène finale de Bonnie and Clyde, deux héros meurent criblés de balles. Les corps dansent au rythme des projectiles. Une mort annoncée en ralenti. Je transpose cette séquence sur un tableau. La composition picturale de cette fin apparaît sous une couche de peinture thermo-active. »

Dans cette histoire, l’écroulement du mur permet de passer dans la pièce suivante qui peut-être donne sur la mer , de Jannick Guilou. Dans cette histoire, la maison est une composition prétentieuse, à géométrie variable, où les surfaces sont instables et ne permettent pas aux événements d’aboutir. Le salon rétrécit et le jardin n’est qu’occasionnellement accessible. Oppressé, le corps ne peut qu’attendre l’écroulement du mur qui permet de passer dans la pièce suivante qui donne peut-être sur la mer.

Ecole Supérieure de l’image d’Angoulême et de Poitiers

Performances présentées du 17 au 19 octobre dans les espaces extérieurs de La Ferme du Buisson

Le partenariat avec l’Ecole d’Art de Poitiers (EESI) s’articule cette année autour du workshop de l’artiste performer Vincent Thomasset.

Une topographie des forces en présence

Avec un groupe d’étudiants : Raphaël Dupont, Marie Tijou, Aurore Silva, Audrey Moueix, Alexandra Gaudechaux et nadine Rollet.

« Un espace public à investir, celui de La Ferme du Buisson, de préférence en extérieur. Entre 6 et 8 étudiants de l’Ecole d’Art de Poitiers (EESI) intéressés par la performance. De la vidéo. A priori, le système double cadre : il s’agira de capturer ce qui se déroulera, filmer le corps du filmeur, ses intentions, ses choix, ses déplacements, ses gestes : comment se positionne-t-il dans l’espace physique investi par les performers, le public.

Le projet s’axera sur la création d’un système, d’une partition à suivre intégrant toutes les étapes de travail puis l’observation des différents signes et sens qui se dégageront le jour de la performance. » Vincent Thomasset. Avec la complicité d’Emmanuelle Baud et Michelle Héon, artistes et enseignantes à l’EESI.

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aleksandra gaudeshaux / transe complexion

Transe complexion

Complexion : Constitution physique d’une personne considérée par rapport à sa santé. Inclination, humeur, comportement d’un objet. Exemple : « Par malheur ce diable de fusil était de complexion singulière : on le chargeait toujours, il ne partait jamais. » (Alphonse Daudet, Tartarin de Tarascon)

Transe : état modifié de conscience

audrey moueix

Le corps médium comme élément sculptural, la condition humaine, dans la résistance ou dans la chute.

aurore silva

Formes multiples, incluant la photographie, la vidéo, la gravure, la performance…

marie tijou / photographies, dessins et objets

Je suis actuellement étudiante en 5e année à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers et prépare mon Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique.

« sardine » nadine

« La psychogéographie se proposerait l’étude des lois exactes, et des effets précis du milieu géographique, consciemment aménagé ou non, agissant directement sur le comportement affectif des individus. » Guy Debord

raphaël dupont

Dans le geste perpétuel et répétitif se manifeste une expression de l’altérité, un lieu, un moment, un autre. Je tente ainsi de saisir une contemplation par sa dégradation ou son évolution sensible.

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Article 306 en date du 2 septembre 2010
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