Danse

Sous leurs pieds, le Paradis

Radhouane El Meddeb & Thomas Lebrun

Dans le cadre de la journée d'Eux Tunis

dim 27 jan 2013 à 16h

Sun 27 Jan 2013 pm

C'est un solo dansé, personnel et sensible tout en fragilité et en magnétisme que propose le chorégraphe et danseur tunisien Radhouane El Meddeb.

"La Tradition Prophétique dit que "Le Paradis est sous les pieds des mères ". c'est partir de cette figure maternelle que je veux explorer un nouveau solo, sonder mon bouleversant désir d'être sur scène... pour un hommage aux mères, aux femmes, à la féminité...
Car mon envie de danser est une envie de démesure et de ravissement... La danse est pour moi une traversée féminine, dans la légende et la grâce. Ce désir de femme n'est peut-ètre qu'une seule femme, une seule chanson, une seule voix. Ma danse se veut un hommage aux héroïnes, à nos mères, à nos sœurs... C'est un signe vers les femmes qui m'entourent et m'ont entouré, mais aussi vers la femme qui est en moi, vers ma propre féminité. En la dévoilant, je dévoile ma fragilité, ma perception de la sensualité et du courage en même temps. Ce dévoilement se conçoit sans travestissement. Se mettre dans la peau d'une femme, ce n'est pas se vêtir comme une femme, se revêtir de féminité mais bien puiser en soi, profondément, pour trouver la générosité et la sensualité. La force et l'émotion alliées dans la danse. Radhouane El Meddeb

 

Radhouane El Meddeb éprouve une danse qui dévoile, avec une extrême sensibilité, les émois qui le constitue. Après Je danse et je vous en donne bouffer présenté en 2011, où il cuisinait un couscous tout en le dansant, il compose aujourd'hui sur la chanson Al Atlal (Les Ruines), interprétée par la grande chanteuse égyptienne Oum Kalthoum lors d'un concert au Caire en 1966 devant une foule expansive. Un solo magnétique, une transe pénétrante.

 

"Il fallait une admiration sans faille pour la chanteuse et ne pas rejeter un certain lyrisme : le résultat est plus que convaincant. En short et en maillot de corps, Radhouane el-Meddeb met sa passion au service de plus fort(e) que lui." 

Marie-Christine Vernay dans Libération - 2 juillet 2012

 

conception et interprétation Radhouane El Meddeb
chorégraphie Thomas Lebrun et Radhouane El Meddeb
scénographie Annie Tolleter
lumières Xavier Lazarini
sonographe Stéphane Gombert
régisseur général Bruno Moinard
administration-production Florence Kremper
diffusion-Développement Yann Gibert

 

production La Compagnie de SOI
coproduction Montpellier Danse 2012 / le 104-centquatre (Paris) / le Centre chorégraphique national de Tours – direction Thomas Lebrun
avec l’aide à la création de la DRAC Ile-de-France
accueil studio CND


Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE.

dim 27 jan 2013 à 16h
Sun 27 Jan 2013 at 4 pm

durée 50 min
 

Vu à la Ferme

Nuit Curieuse Leyla Tounsia / coordinateur

Je danse et je vous en donne bouffer / solo / 2011

Ce que nous sommes / pièce de groupe dans le cadre de Hors Saison / 2011

Quelqu'un va danser / solo / 2010

 

Biographie de Radhouane El meddeb

 

Formé l'Institut Supérieur d'Art Dramatique de Tunis, il a été consacré "jeune espoir du théâtre tunisien" en 1996 par la section Tunisie de l'Institut International de théâtre. Il est recruté ensuite comme comédien dans le cadre de l'atelier de formation et de recherche du théâtre National de Toulouse sous la direction de Jacques Rosner. En Tunisie, il a travaillé avec les pionniers du théâtre tunisien et du monde arabe : Fadhel Jaîbi, Taoufik Jebali et Mohamed Driss. En France, il travaille avec les metteurs en scène Jacques Rosner, Lotfi Achour et Catherine Boskowitz. Il collabore artistiquement avec des auteurs contemporains tels que Natacha De Pontcharra, Adel Hakim et Camille De Toledo. Au cinéma, il joue dans deux films de Férid Boughedir Un été la Goulette et Halfaouine, l'enfant des terrasses. En danse, outre sa participation à plusieurs stages notamment avec Jean-Laurent Sasportès et Lisa Nelson, il a collaboré à la conception, dramaturgie et lumières de plusieurs créations chorégraphiques. Il se met en scène en 2005 dans un premier solo Pour en finir avec MOI, puis il crée pour Montpellier Danse 2006 un solo pour un interprète Huwa, Ce lui. En 2007, il intègre la distribution de 1000 Départs de Muscles, création d'Héla Fattoumi et Eric Lamoureux. En 2008, il crée Quelqu'un va danser pour les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Cette même année, invité par le chorégraphe burkinabé Salia Sanou lors de la carte blanche au CND "Sonorités et corps d'Afrique" , il conçoit la performance culinaire et dansée Je danse et vous en donne à bouffer. En 2008 et 2009, Radhouane El Meddeb intervient dans le cadre du dispositif  "Corps produit, corps productif" organisé par les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis et "Mon corps mon lieu" notamment soutenu par la fondation Culture et Diversité. Ce dispositif consiste en des ateliers de sensibilisation à la danse contemporaine, de transmission d'écriture chorégraphique auprès d'un large public, qui comprend des jeunes issus de Zones d'Éducation Prioritaire, des femmes adhérentes aux associations de quartiers, ou encore des personnes âgées. En 2010, il crée au Centre National de la Danse Pantin, sa première pièce de groupe Ce que nous sommes, avec cinq danseurs. En décembre 2010, il crée au Collectif 12 à Mantes-la-Jolie, en collaboration avec Stéphane Gombert, un Chant d'amour , performance autour d'un roman et d'un film de Jean Genet. Le processus de création a commencé au théâtre Babel Beyrouth en 2009, soutenu par le Centre culturel français. Depuis janvier 2011, Radhouane El Meddeb est artiste associé au 104-CENTQUATRE. En mars 2011, l'initiative du festival Concordan(s)e et avec l'auteur Philippe Adam, Radhouane El Meddeb crée Aletroit au 104-CENTQUATRE. En avril 2011 il crée la performance à Tunis le 14 Janvier 2011 pour le Meeting Point 6.

 

Biographie de Thomas Lebrun

Médaille d'or au CNR de Lille en danse contemporaine. Diplômé d'état, professeur de danse contemporaine. Formé au CNR de Lille auprès de Cathy Flahaut et au Centre Danse-Création de 1992 à 1996. Interprète pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve ou encore Pascal Montrouge, Thomas Lebrun fonde la compagnie Illico en 2000, suite à la création du solo Cache ta joie !. Implanté en région Nord-Pas de Calais, il fut d'abord artiste associé au Vivat d'Armentières (2002-2004) avant de l'être - depuis 2005 - auprès de Danse Lille / Centre de Développement Chorégraphique. On prendra bien le temps d'y être, La Trève(s), Les Soirées What You Want ?, Switch, Itinéraire d'un danseur grassouillet, ou La constellation consternée, sont autant de pièces que d'univers et d'esthétiques explorés, allant d'une danse exigeante et précise à une théâtralité affirmée. Thomas Lebrun signe également plusieurs co-écritures, notamment avec le chorégraphe suisse Foofwa d'Imobilité (Le show / Un twomen show) et la chorégraphe française Cécile Loyer (Que tal !), et donne une place forte à l'enseignement et à la transmission (Centre national de la danse de Pantin et de Lyon, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Ménagerie de Verre, Conservatoire National de La Rochelle, Balletéatro de Porto, etc.). Il chorégraphie également pour des compagnies à l'étranger, comme le Ballet National de Liaonning en Chine, le Grupo Tapias au Brésil (un solo et - en 2009 dans le cadre de l'Année de la France au Brésil - un quintette), et pour Lora Juodkaité, danseuse et chorégraphe lituanienne, dans le cadre de l'édition 2009 du New Baltic Dance Festival de Vilnius et de l'opération FranceDanse Vilnius organisée par CulturesFrance (Vilnius, Capitale de la culture 2009). Il répond à la commande du Festival d'Avignon et de la SACD (Les Sujets à Vif) avec la création du solo Parfois, le corps n'a pas de cœur en juillet 2010, et prépare actuellement plusieurs projets dont Six Order Pieces, solo au croisement des regards de six artistes invités (Michèle Noiret, Bernard Glandier, Ursula Meier, Scanner, Charlotte Rousseau et Jean-Marc Serre) et La jeune fille et la mort, pièce pour sept danseurs et un quatuor cordes, sur la partition de Schubert.