Tout public
FESTIVAL TEMPS D’IMAGES 2008
Temps d’Ecoles d’Images
Dans le geste perpétuel et répétitif se manifeste une expression de l’altérité, un lieu, un moment, un autre. Je tente ainsi de saisir une contemplation par sa dégradation ou son évolution sensible.
Mon travail prend source dans une réflexion sur mon premier autoportrait. je me suis défini comme un être étant interdépendant au monde qui l’entoure. Pour être présent je devait constamment me nourrir d’autrui. j’ai nommé cet idée le cannibalisme moderne. J’explore cette idée à travers la vidéo et les installations interactives.
L’objet vidéo permet d’explorer différentes idées de manière plus distante, elles sont pour moi une illustration poétique d’une pensée. Elles prennent parfois l’allure d’un clip, ou de ce qui me plait à appeler un haïku vidéographique.
Les dispositifs interactifs sont actuellement ma principal préoccupation. Elles sont pour moi une réponse à l’idée que je me fais de la création actuelle. Vivre et faire vivre l’art par l’expérience sensible. Leurs particularités surgissent dans la relation qu’elles instaurent face à un espace, un public, un contexte… L’œuvre interactive est intrinsèquement dépendante des comportements conscients ou inconscients du spectateur. L’œuvre devient alors expérimentale car elle prend vie par l’expérience elle-même. C’est ce jeu entre le dispositif et le public qui m’interpelle comment les deux entités se nourrissent l’une de l’autre pour exister.
C’est aussi le statut particulier de l’Å“uvre interactive qui m’intéresse. Sa facette ludique au même titre qu’un jeu. Un face à face entre le jeu et l’art. Cet espace « d’entre deux » laisse à l’œuvre numérique la possibilité de s’épanouir dans une relative liberté d’expression. Elle n’est pas soumise à des critères de jugement classique puisqu’elle ne revendique pas le statut d’œuvre d’art et se complait dans l’indétermination (cet entre deux). L’œuvre numérique n’est pas non plus un jeu. Elle empreinte seulement quelques unes de leur volonté respective. La jouabilité pour l’un et les questionnements (esthétiques, politiques, sociaux, etc.…) pour l’autre.
















