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Hedwig Houben, Tante Lies, 2019, photogramme, (avec Hedwig Houben, Flip Schevers, Arie Schevers, Bas Schevers), d’après The Bridegroom (1983) de Guy de Cointet, Courtesy Guy de Cointet Society

Hedwig Houben, Tante Lies, 2019, film still, (with Hedwig Houben, Flip Schevers, Arie Schevers, Bas Schevers), after The Bridegroom (1983) by Guy de Cointet, Courtesy Guy de Cointet Society

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Performance Day #4

Centre d'art

Art Center

The Bridegroom Suites II

The Bridgeroom Suites II

Tery Arnold et Jane Zingale, Béatrice Balcou, Hedwig Houben, Christophe Lemaitre

Tery Arnold et Jane Zingale, Béatrice Balcou, Hedwig Houben, Christophe Lemaitre

une proposition de Hugues Decointet & Émilie Renard 

performances filmées et live

Originated by Hugues Decointet and Émilie Renard

 

Live and filmed performances 

sam 25 mai 2019 à 14h30 - Abreuvoir

Sat 25 may 2019 pm - Abreuvoir

The Bridegroom Suites II réunit quatre variations autour de la dernière pièce inachevée de Guy de Cointet par deux comédiennes et trois artistes. À travers de courtes mises en scène filmées, une lettre adressée à l’un des personnages, une cérémonie silencieuse, ou un déplacement dans le contexte familial, ils.elles mettent Guy de Cointet au centre de leurs attentions, prenant soin d’un héritage pour le faire vivre sans lui, tout en permettant à leur propre langage d’exister.

The Bridegroom Suites II has two actresses and three artists offering four variations on Guy de Cointet's last, unfinished work. In brief filmed sequences – a letter addressed to one of the characters, a silent ceremony, a shift in a family context – they focus on de Cointet, simultaneously sustaining an absent artist's heritage and personal modes of expression.

À travers un programme composé de différents formats (courtes mises en scène, situation domestique, cérémonie silencieuse ou poésie générative), The Bridegroom Suites II réunit quatre variations de la dernière pièce inachevée de Guy de Cointet par deux comédiennes et trois artistes. Il s’inscrit dans un double héritage – celui d’une langue qui joue de sa mécanique et la possibilité ouverte par l’état inachevé et instable de sa source.

 

Ici, Guy de Cointet est au centre des attentions d’autres artistes qui se lient à lui par ce texte, à travers les signes qu’il a laissés, les pistes qu’il a ouvertes. Il s’agit pour elles.eux de prendre soin d’un héritage, de le prolonger, d’entrer en relation indirecte avec lui, sans décider de qui contacte qui dans cette transmission. Comment alors prendre soin d’une pièce inachevée, instable et fragile ? Chaque artiste a pris soin de nouer avec Guy de Cointet une relation qui prolonge un aspect de son œuvre et qui permet à son propre langage d’exister sans lui.

 

 

Pour permettre aux adultes d’assister à The Bridegroom Suites II, un atelier accueille les enfants dès 5 ans pendant la durée du programme.

 

 

Coproduction Guy de Cointet Society / Ferme du Buisson

Courtesy Air de Paris

In a programme comprising a range of formats – brief mises en scène, a domestic situation, a silent ceremony, generative poetry – The Bridegroom Suites II brings together two actresses and three artists in four variations on Guy de Cointet's last, unfinished work. At stake here is a dual heritage: play on the mechanics of a personal dramatic language and the open-endedness made possible by the incompletion and instability of the source material.

 

Here de Cointet is the point of focus for artists who connect with him via this text: via the signs he has left behind and the avenues he has opened up. They have opted for caring for a heritage and extending it, and for forming an indirect relationship with de Cointet without having to decide who is the active partner in this transmission process. But how to take care of an unfinished, unstable, fragile work? Each of these artists has taken care to establish with Guy de Cointet a relationship that further develops an aspect of his work and allows his personal language to live on in his absence.

 

 

Coproduction Guy de Cointet Society / Ferme du Buisson

Courtesy Air de Paris

sam 25 mai 2019 à 14h30 - Abreuvoir
Sat 25 may 2019 at 2:30 pm - Abreuvoir

durée 1h30

 

Pass Performance Day pour la journée

plein 10 €

buissonnier / réduit / étudiant 8 €

 

Tarif pour une proposition 
plein 5€

 

Réservation indispensable au +33 (0)1 64 62 77 77 ou en ligne

 

Navette

13h Paris Opéra Bastille > La Ferme du Buisson

1h La Ferme du Buisson > Paris Nation + Châtelet

aller et/ou retour sur réservation au 01 64 62 77 77

90 min

 

day pass 10€ / concessions 8€

single event 5€

admission to the exhibition is free

 

shuttles

book in advance: +33 (0)1 64 62 77 77

1 pm: Paris-Opéra Bastille > Ferme du Buisson

1 am: Ferme du Buisson > Paris Nation + Châtelet

 

advance booking essential: +33 (0)1 64 62 77 77 or online

Guy de Cointet et The Bridegroom

Dès 1973, Guy de Cointet (Paris, 1934 - Los Angeles, 1983) a développé une œuvre théâtrale riche de près de 25 pièces, indissociable de son œuvre plastique. The Bridegroom est sa dernière pièce restée inachevée à sa mort en août 1983 dont il existe deux versions différentes. Suzie - ou Pamela Jones - vient de perdre ses parents dans un accident d’avion ou de voiture et se réfugie chez sa tante Harriet ou chez son oncle Bill ou Harry. Ce·tte dernier·ère a alors à cœur de trouver un fiancé pour sa jeune nièce. Ces variations s’expliquent parce qu’il existe deux versions du texte, resté inachevé à la mort de l’auteur. Elles sont également propres à l’écriture de Guy de Cointet faite de jeux de langages et où toutes les composantes du théâtre sont régies par un système d’équivalences entre personnages, mots, situations, objets scéniques, décor... Dans chaque version, un duo s’installe dans un dialogue asymétrique : l’une écoute, l’autre parle ; l’une muette, masquée et expressive entend le monologue imperturbable de l’autre, parlant pour deux.

 

Tery Arnold et Jane Zingale

L’actrice californienne Tery Arnold fait partie de différentes compagnies de théâtre de masque de 1973 à 1980 : The LA Mask Theatre, LA Mask Research Foundation, puis LA Mask Exchange. Avec cette dernière, elle développe le “me mask”, un masque inexpressif et discret, moulé directement sur le visage. Au printemps 1983 à Santa Monica, Tery Arnold répète The Bridegroom avec Guy de Cointet qui semble alors s’intéresser aux possibilités offertes par le jeu du mime. En 1984, elle étudie le “masque neutre” avec Jacques Lecoq à Paris. De retour à Los Angeles, elle contacte l’actrice Jane Zingale qui avait joué dans un grand nombre de pièces de Guy de Cointet, avec le désir d’interpréter cette dernière pièce de leur ami commun. En novembre 1985, près de deux ans après la mort de l’artiste, les deux actrices jouent la pièce dans le salon de leur amie Jamie Smith Jackson, à Topanga Canyon en Californie, à qui elle demandent de les filmer. Elles interprètent la pièce à deux reprises et composent déjà de légères variations de l’une à l’autre. Considérée comme une archive posthume, la vidéo est envisagée ici comme une première adaptation, un premier écart d’avec l’original lui-même déjà instable.

 

Béatrice Balcou

Béatrice Balcou (née en 1976, France, vit à Bruxelles) crée des situations dans lesquelles elle propose de nouveaux rituels d'exposition qui interrogent notre manière de regarder et de percevoir l’art et ses artefacts. Dans des performances qu’elle appelle Cérémonies, où elle intensifie les temps du déballage, de la contemplation et du remballage de l’œuvre d’un.e autre artiste, elle tisse comme un fil continu entre ces moments du sommeil et de l’éveil de l’oeuvre. Elle orchestre différentes relations entre art, travail et repos, brouillant les distinctions conventionnelles entre les étapes de production, de diffusion et de consommation et interrogeant la distribution des rôles qui leur sont associés.

 

Hedwig Houben

Le travail d’Hedwig Houben (née en 1983, Pays-Bas, vit à Bruxelles) « est ou peut être lu comme une critique et une déconstruction du travail de Hedwig Houben par Hedwig Houben » selon une formule de Jan Van Woensel en 2010. Elle entretient une sorte de « conversation continue » avec son propre travail, une conversation dans laquelle elle est à la fois elle et elle-même, ou, comme elle se nomme, à la fois « je » et « la performeuse », à la fois la créatrice en proie à ses interrogations personnelles et la narratrice de ces interrogations. Avec The Bridegroom, c’est la première fois qu’elle intègre le travail d’un autre artiste dans son territoire artistique et personnel.

 

Christophe Lemaitre

Artiste, curateur, éditeur (Postdocument), Christophe Lemaitre (né en 1981 en France, vit à Paris) déploie horizontalement sa pratique depuis 2010. Adoptant une position d’auteur plurielle quant aux champs de recherche et aux modes collaboratifs dans lesquels il évolue, il accorde à ses outils la capacité décisive d’informer le message, offrant la possibilité pour ses œuvres d’être douées d’une certaine autonomie.

Guy de Cointet and The Bridegroom

In 1973, Guy de Cointet (Paris, 1934 – Los Angeles, 1983) embarked on a series of some 25 theatre pieces indissociable from his visual artworks. The last of them, The Bridegroom, was still unfinished when he died in August 1983, and exists in two different versions. Suzie – or Pamela Jones – has just lost her parents in a plane or car accident and takes refuge with her aunt Harriet or with her uncle Bill or her uncle Harry, all of whom are keen to find a fiancé for their young niece. The variations are due to the existence of two versions of the unfinished text, but are also attributable to Guy de Cointet's writing, with its linguistic games and stage business governed by a system of equivalences between characters, words, situations, props and sets. In each version two characters engage in an asymmetrical dialogue: one listening, the other talking; one mute, masked and expressive, hanging on the imperturbable monologue of the other who speaks for them both.

 

Tery Arnold and Jane Zingale

Californian actress Tery Arnold was part of various mask theatre companies between 1973 and 1980: the LA Mask Theater, the LA Mask Research Foundation and then the LA Mask Exchange. With the latter group she developed the discreet, inexpressive "me mask", moulded directly on the face. In Santa Monica in the spring of 1983 she rehearsed The Bridegroom with Guy de Cointet, who at the time was showing an interest in the possibilities of mime. 1984 found her in Paris, studying the "neutral mask" with Jacques Lecoq. Back in Los Angeles she contacted actress Jane Zingale, who had played in many of de Cointet's theatre pieces, and the pair were keen to perform the last work of their mutual friend. In November 1985, nearly two years after the artist's death, they performed The Bridegroom in the living room of fellow actress Jamie Smith Jackson's house in Topanga Canyon, outside Los Angeles, and asked Jackson to film them. In the course of two performances they slipped in slight variations. The resultant video is considered a posthumous archive and is approached here as an initial adaptation straying from an already unstable original.

 

Béatrice Balcou

Born in France in 1976 and now living in Brussels, Béatrice Balcou creates situations whose innovative exhibition rituals challenge our way of looking at and perceiving art and its artefacts. In performances she calls Ceremonies, in which she intensifies the process of unpacking, contemplating and repacking a work by another artist, she spins a kind of unbroken strand between the work's periods of sleep and wakefulness. In her orchestration of different relationships between art, work and repose, she blurs the conventional distinctions between the phases of production, diffusion and consumption, and calls into question the allocation of their roles. 

 

Hedwig Houben

Hedwig Houben was born in the Netherlands in 1983 and is now based in Brussels. Her work, as freelance curator Jan Van Woensel put it in 2010, "is or can be seen as a critique and a deconstruction by Hedwig Houben of the work of Hedwig Houben." She engages in a kind of "ongoing conversation" with her work in which she is both her and herself, or, in her own words, "I" and "the performer" – both the creative artist torn by self-questioning and the narrator of this process. The Bridegroom is her first venture into including the work of another artist in her own artistic and personal territory.

 

Christophe Lemaitre

Artist, curator and publisher (Postdocument), Christophe Lemaitre (b. France 1981, lives in Paris) has been working horizontally since 2010. Adopting a multi-authorial stance with regard to the research fields and collaborative modes he works in, he grants his tools the capacity to decide his message and in doing so allows his works a certain potential for autonomy.

Tery Arnold et Jane Zingale

The Bridegroom with and by Tery Arnold and Jane Zingale, 1985

Vidéo, 8 min

Caméra : Jamie Smith Jackson

 

Hedwig Houben

Tante Lies, 2019

Vidéo, 20 min

Avec Hedwig Houben, Flip Schevers, Arie Schevers, Bas Schevers

Montage : Bas Schevers

 

Christophe Lemaitre (en collaboration avec OfficeABC)

Sans titre (La lettre), 2019

Texte, reconnaissance vocale, dessin de caractère, projection, 10 min

Interprète : Anne Frèches

 

Béatrice Balcou

Les indiens sont là. What can I do for you?, 2019

Performance, 25 min

Avec Hugues Decointet et d'autres

Tery Arnold and Jane Zingale

The Bridegroom with and by Tery Arnold and Jane Zingale, 1985

Video, 8 min

Camera: Jamie Smith Jackson

 

Hedwig Houben

Tante Lies, 2019

Video, 20 min

With Hedwig Houben, Flip Schevers, Arie Schevers, Bas Schevers

Editing: Bas Schevers

 

Christophe Lemaitre (in collaboration with OfficeABC)

Sans titre (La lettre), 2019

Text, voice recognition, character pattern, projection, 10 min

Performer: Anne Frèches

 

Béatrice Balcou

Les indiens sont là. What can I do for you?, 2019

Performance, 25 min

With Hugues Decointet and others