Les Enfants du désordre 2013

Théâtre

The Scottish Play

Cédric orain / Cie La Traversée

du sam 23 au dim 24 nov 2013

Sat 23 and Sun 24 Nov 2013

Avec The Scottish Play, le metteur en scène Cédric Orain s'empare de Macbeth pour ausculter la nuit et les peurs qui nous hantent. 

La pièce la plus sombre de Shakespeare éclaire nos jours. Dans l'obscurité brumeuse, les yeux écarquillés, on tente de deviner ce qui se trame : les arcanes du pouvoir et la descente aux enfers d'un couple auquel le règne était promis. Véritable expérience physique, on tremble et sursaute, halluciné par les apparitions fantastiques qui nous plongent encore dans l'abîme. 

 

Cédric Orain réécrit la pièce, ausculte et s'amuse des peurs qui nous hantent. Cara la peur n'est pas que menace, elle peut également être plaisante et stimuler la pensée. 

texte et mise en scène Cédric Orain
librement inspiré de Macbeth de William Shakespeare
scénographie Pierre Nouvel
lumière Bertrtand Couderc
son Samuel Mazzotti
costumes Karin Serres
régie générale Germain Wasilewski
avec Stéphane Auvray - Nauroy, Olav Benestvedt, Christophe Garcia, Céline Milliat-Baumgartner, Tonin Palazzotto, Eram Sobhani

 

production La Traversée.
coproduction Le Phénix ‐ Scène nationale de Valenciennes / Le Vivat ­‐ Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières / MA scène nationale - Pays de Montbéliard

avec le soutien du théâtre de la Bastille et de La Ferme du Buisson - Scène nationale de Marne-la-Vallée

 

sam 23 nov 2013 à 20h45
Sat 23 Nov 2013 at 8:45 pm
dim 24 nov 2013 à 19h
Sun 24 Nov 2013 at 7 pm

sam 16 & dim 17 nov

11h à 16h / stage théâtre autour de The Scottisch Play / dans le cadre du week-end théâtral Les enfants du désordre  / avec Édouard Liotard de la compagnie La Traversée / ouvert à tous


 

L'explication de Cédric Orain

Cédric Orain : "J'ai d'abord eu envie de monter Macbeth, parce que c'est une pièce sombre, où tout se passe la nuit. Avec un couple qui se passionne pour un meurtre, ce qui renvoie une passion troublante, inépuisable, universelle, pour le sang. Et puis, c'est une pièce "maudite" : encore aujourd'hui on n'est pas censés dire Macbeth dans un théâtre, ça porterait malheur. C'est révélateur de tout un folklore, d'un rapport mythologique qu'on entretient avec le théâtre, ça parle de toute la puissance qu'on lui prête, quand partout autour de lui l'humeur est la désillusion. Avec Macbeth, j'ai envie qu'on se prête au jeu, qu'on joue à se faire peur. J'ai donc réécrit la pièce, et notamment rajouté un prologue qui parle de ces malédictions. Un acteur entre de manière informelle, finit par dire "Macbeth" , et se voit entrainer par une sorcière dans la pièce en train de se construire... L'histoire est presque la même. Mais ça rate, ça dérape. Ca crée des abîmes, parfois drôles, parfois moins. Je veux aller vers une épouvante de fête foraine, un peu grotesque, avec un hologramme, différentes ambiances nocturnes... On sait qu'on va nous faire sursauter... mais on sursaute quand même. Pour moi, la peur devant une œuvre d'art ou un spectacle peut ètre grisante, et apaisante. J'ai l'impression qu'on nous inculque des peurs tout le temps, et qu'on en joue pour influencer nos façons de penser, nos comportements, nos visions du monde. On s'en sert comme d'une menace, alors qu'il est possible aussi de prendre du plaisir avec la peur ; et qu'alors, ça stimule la pensée..."