Nuit curieuse : Bheka ! South Africa

Spéciale Afrique du Sud

sam 28 sept 2013 à 22h30

Sat 28 Sept 2013 pm

Terre de paradoxes, l'Afrique du Sud est une nation Black & White Rainbow. Des rituels extatiques aux danses excentriques, la Nuit déploie les couleurs contrastées d'une culture vibrionnante et d'une création rayonnante.

Un arc-en ciel détonnant à l'image de de ce pays contrasté, terre de paradoxes en chemin vers l'unité. De l'art populaire au rock débraillé, d'une performance transgressive à un défilé de mode chamarré, les cultures plurielles s'expriment avec inventivité et générosité. Soyez les curieux de cette nuit ambiancée.

 

Au programme

 

Who needs "centre" stage when one's role is to be a caterpillar... ?
Robyn Orlin

Robyn Orlin revient la Ferme après Beauty remained for just a moment, then returned gently to her starting position en 2012 dans le cadre de Temps d'Images. À l'origine de Who needs 'centre stage' when one's role is to be a caterpillar ... ? (création Ferme du Buisson) : le refus des danseurs de l'Opéra de Paris de jouer devant l'image d'un homme sautant des tours du World Trade Center en flammes. L'émotion suscitée par cette image polémique inspire à la chorégraphe sud-africaine une réflexion sur nos peurs contemporaines et le refoulement collectif d'un état du monde. À travers cette allégorie du XXe siècle, Robyn Orlin appelle les mythes d'Icare et de la Tour de Babel et explore les métaphores de la chute. Ce solo, premier opus des deux soli qui constituent le spectacle intégral, s'empare de la figure féminine : la femme noire à l'image de Billie Holiday ou Nina Simone, qui, puisant dans l'effondrement et la souffrance, transcende la chute dans une énergie créatrice et une force de vie. La danse dans son essence par le corps seul et sans artifice, incarne cette image de la chute et de l'ascension, de la mort et de la renaissance, de la chenille et du papillon... La nuit est l'un chant s'élève...

 

Phuphuma Love Minus

En chœur, ces voix masculines érigent une harmonie d'une douce puissance. Dans leurs chaussures cirées et leurs élégants costumes, les Phuphuma Love Minus entament la danse qui accompagne l'isicathamiya, cet a cappella propre la culture zouloue né des chants du labeur, et font résonner les pas chaloupés de leurs ancêtres autrefois silencieux.

 

The Brother moves on

D'autres voix scandent sur une musique rock et impulsive : The Brother moves on. Ces performers, plasticiens et musiciens de Johannesburg, inventent leurs chansons au fil des fluctuations de leur ville, vibrante et électrique. À l'image d'une génération post-apartheid, ils revendiquent leur appartenance une nation métissée et plurielle qui tente l'unité. Leurs parures de scène sont des costumes et masques qu' chaque prestation ils recréent et leurs personnages éphémères illuminent un show époustouflant qui tient autant de la cérémonie rituelle que du concert punk.

 

Influences of a closet chant
Albert Ibokwe Khoza

Albert Ibokwe Khoza s'inspire aussi du rituel dans sa performance incantatoire Influences of a closet chant. Ce jeune artiste engagé et transgressif présente pour la première fois en dehors des frontières sud-africaines un spectacle qui lui a valu une surveillance policière lors des représentations Johannesburg. Nu, grimé en Sangoma, guérisseur mystique, il danse la sexualité, la religion et le déracinement. Les contradictions du pays inspirent aussi les créateurs d'ici.

 

Running Scared
Marc Lainé

Marc Lainé compose un récit théâtral et spectaculaire inspiré de la vie d'Oscar Pistorius, cet athlète handicapé, récemment inculpé du meurtre de sa compagne. Révélateur de nos peurs primaires enfouies, l'impact émotif de cet acte est ici traduit en corps. Comme un écho masculin l'œuvre féminine de Robyn Orlin où il est aussi question de chute et de mythes...

 

Au fil de la soirée, le pantsula des Via Katlehong et le défilé imaginé par Marianne Fassler avec des gens du quartier feront vibrer les pavés et les curieux. Pour achever cette nuit magique, Dj Nicky B de Kaya FM et Mo Laudi, mixeront leurs sons made in Jo'burg ! Tout au long de la nuit, soyez curieux et découvrez les bonus cachés sur les lieux ! Au programme : HotPots bouillonnants, massages bienfaisants de l'OstéoParty et dégustation de vins et nourriture d'Afrique du Sud.

sam 28 sept 2013 à 22h30
Sat 28 Sept 2013 at 10:30 pm

Tarifs

buissonnier 9 €
plein 18 €
réduit 14 €
étudiant 10 €

 

navettes au retour vers Paris (Nation, Bastille, Châtelet)

Retrouvez Via Katlehong Dance l'Ouverture de saison dans le Katlehong Cabaret et dans vos rues !

 

Définitions

 

Isicathamiya

Dérivé d'un verbe zoulou qui signifie « marcher doucement ou « piétiner soigneusement . Ces chœurs masculins harmonieux accompagnent le chant de mouvements chorégraphiés sur la pointe des pieds. Son histoire remonte au début du XXe siècle, lorsque les travailleurs zoulous émigrèrent vers les villes : logés dans des hôtels où ils n'étaient pas autorisés faire de bruit, ils devaient alors marcher sur la pointe des pieds...

 

Pantsula

Dans les années 60-70, les populations rurales noires sont regroupées dans les townships. Dans ces ghettos où règnent chœmage et criminalité, naît la culture pantsula : comme le hip hop aux Etats-Unis et en Europe, c'est un style de vie trouvant son terrain d'expression dans la rue et recouvrant mode, musique, danse et langage.