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la presse en parle : zenzile

TOUS LES EXTRAITS DE PRESSE : Spectacle vivant


"Pawn Shop, mont-de-piété en français. Zenzile y avait laissé son dub en dépôt pour amorcer un virage rock sur Living in Monochrome, son précédent album. Il le récupère aujourd’hui… par bribes : un beat hérité du reggae par-ci, des guitares branchées sur chambre d’écho par-là, une ligne de basse gargantuesque plus loin. En fait, Zenzile met à présent son expérience dub au service de compositions transgenres. Rock progressif, post-punk, folk électrique, new ­wave, jazz, électro, soft soul… les influences sont multiples mais bien digérées. Résultat : la personnalité so­nore des Angevins, qu’on craignait de voir se diluer dans le rock, se réaffirme. Elle prend même de l’étoffe grâce à une maîtrise des arrangements qui, autour d’une basse plus royale que jamais, opèrent une fusion parfaite entre claviers et guitares. Et puis, en titularisant, au chant, les intermittents Jamika et David K. Alderman (envoûtant sur le lumineux Caution Horses de clôture), le groupe, devenu septette, dispose de deux timbres lui ouvrant d’autres portes. Tant et si bien que les instrumentaux, hier si chers à Zenzile, se réduisent désormais à la portion congrue : deux titres seulement, dont un, Motorbremsen, percutant à ravir avec ses riffs de guitare hargneux et son duel orgue Hammond/synthé saturé, pourrait quand même faire office de single ! On ne se refait pas…"
Frédéric Péguillan, Télérama, octobre 2009

"Après treize ans de carrière, sept albums, cinq maxis, et des centaines de concerts sur plusieurs continents, vous pensez forcément connaître Zenzile par cÅ“ur ? Pourtant, si vous les suivez vraiment depuis leurs débuts, vous savez probablement une seule chose : on ne peut absolument pas prévoir à quoi ressemblera un nouvel album des Angevins avant de l’avoir écouté. Depuis le début, Zenzile s’amuse ainsi avec les mêmes ingrédients (post punk, dub, folk, rock planant, soul jazz…) tout en variant savamment les dosages à chaque nouveau disque pour donner sa saveur finale à telle ou telle sortie. Pour ce Pawn Shop, les Angevins ont laissé plus que jamais libre cours à leurs tentations « pop ». A prendre au sens formel du terme bien sûr. Seuls deux instrumentaux resurgissent en effet d’une vie antérieure, sinon les huit autres titres sont portés par les chants des vieux complices Jamika Ajalon et David K. Alderman (Warehouse), et ce dans des registres où on ne les imaginait pas nécessairement. Ce huitième album studio se veut donc plus serein que son prédécesseur, Living In Monochrome, pour lequel le groupe s’était alors senti le besoin de laisser gronder les guitares. Aujourd’hui, Zenzile semble avoir trouvé le juste équilibre entre simplicité et exigence. Les cordes et les claviers, plus présents que jamais, sont ainsi à la base de mélodies que le groupe n’osait peut-être pas par le passé."
France Inter (site internet)

"Zenzile a toujours été le fruit des goûts de chacun de ses membres en cherchant une synthèse cohérente. Vincent Erdeven (claviers, guitare, basse), Mathieu Bablée (basse), Christophe Waulthier (batterie), Erik "Raggy" Sevret (sax, flûte, melodica, percussions) et Alexandre Raux (guitare) se sont fait connaître par leurs variations dub (genre instrumental issu du reggae mettant en avant la basse et la batterie, avec utilisation d’effets sur les autres instruments). Treize ans après leurs débuts, ils poursuivent leur quête d’alchimie des sons.
En leur mont-de-piété (traduction de Pawn Shop) s’échangent des instrumentaux dub planants (White Spirit), des rythmes pop qui invitent à la danse (Fire Eater) et des échappées psychédéliques à la Pink Floyd ou, plus soniques, à la Sonic Youth (Motobremsen). Zenzile est aujourd’hui plus groove, plus calme, plus fidèle à ses vieilles complicités : la chanteuse et poétesse américaine Jamika Ajalon habille cinq morceaux de son phrasé hip-hop. Quand le Gallois David Alderman (du groupe Warehouse) pose sa voix rock sur deux autres.
"Après notre précédent disque et ses nombreux invités, nous voulions retrouver une cohérence entre le studio et le live." A l’image du très beau Thursday Night Rover Disco, symbole de leur quête vers l’épure (textes parlés plus que chantés, sons minimalistes avec quelques notes de guitare et petites boucles électroniques), Pawn Shop offre richesse sonore et essentiel sensoriel.
Tout l’art des Angevins est là : construire un universmusical toujours autre grâce à de subtiles variations."
Ouest France

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Article 1131 en date du 31 juillet 2010