TOUS LES EXTRAITS DE PRESSE : Spectacle vivant
" Avec Reset, (…) l’enjeu n’est pas tant de rendre compte des bruits du monde que d’y frayer quelques voies intimes, sur un mode plus singulier, et pour tout dire poétique. Une façon de renouer avec le travail fondateur du collectif, Alice underground, en 2000.(…) Dans ce dernier opus il s’agit d’explorer deux formes distinctes de la disparition (un sujet pour le moins réfractaire au théâtre, lieu de la présence incarnée par excellence…) celle de la mémoire, mais sous une forme plus étrange et plus rare que l’amnésie générale : l’oubli de tout ce qui concerne la biographie de l’individu, qui se souvient de tout le monde, sauf de son inscription biographique dans le monde.
Parallèlement à ce premier Reset (opération de remise à niveau des machines), le spectacle tire sur un second fil : la disparition brutale et volontaire d’un homme qui abandonne d’un coup sa vie antérieure. Comme dans l’amnésie biographique, il s’agit bien d’un coup et de ce trauma-un coup de tonnerre pour tous ceux qui restent, et survivent à "l’évaporé". A commencer par les enfants. Le collectif MxM cherche à élaborer des dispositifs pour la veille, une sorte de garde (comme on dit "service de garde") pour nommer ces moments fous, ce temps inexplicable, où l’homme bascule à jamais dans l’irréversible. Seul l’enfant peut les voir, seul l’enfant peut les dire, s’il est un enfant. "
Bruno Tackels, Mouvement, janvier 2010
"A l’image de cet Electronic City qui se joue à Saint-Denis jusqu’au 2 novembre, ces spectacles ont été conçus bien avant la crise financière actuelle : la capacité d’analyse et d’anticipation des artistes devance
parfois celle des politiques et des « experts »….. Cette perte de sensation du réel est aussi au centre de la mise en scène de Cyril Teste, qui fait montre d’une pertinence et d’une intelligence rares dans l’utilisation de l’image. Dans l’espace noir du plateau, au design ultramoderne, sobre et froid, le metteur en scène confronte la présence, charnelle, de ses (bons) comédiens avec leurs doubles filmés en direct,
et projetés sur le large écran qui barre le haut de la scène….. Ils arrivent à créer un univers scénique où les repères spatiaux et temporels traditionnels n’existent plus, et où la mutation des individus se lie directement à la reproductibilité permise par les nouveaux outils électroniques."
Fabienne Darges, Le Monde, 2009
"Si de krach il est beaucoup question, l’effondrement ici est d’abord intime. Cyril Teste et ses amis du collectif MxM ont imaginé un dispositif scénique léger, dans des tons gris, qui donne une impression de mouvement permanent, en parfaite adéquation avec cette sensation de fractionnement, d’implosion, qu’évoquent les personnages de la pièce…. Pression. En multipliant les points de vue, l’utilisation de la vidéo - comme dans tous les projets de Cyril Teste - et le travail de sonorisation des acteurs traduisent parfaitement le phénomène schizophrénique dans lequel Tom et Joy se trouvent aspirés…" Marc Bouteillet, libération, 2009
"(…) Dans un tout autre registre, à Saint-Denis, « Electronic City », de l’Allemand Falk Richter, épingle le monde moderne tel que l’économie le redessine. Pour les hommes d’affaires, comme pour les vendeuses,
tout n’est que soumission aux marchés, aux codes-barres, aux horaires d’aéroport. La réflexion politique se situe plus du côté de Baudrillard que du vaudeville ! C’est, en tout cas, l’affirmation du style d’un jeune metteur en scène, Cyril Teste, et d’une équipe concentrée sur la fabrication d’un spectacle d’une rare intelligence."
Gilles Costaz, Les Echos, 2009
"Après un compagnonnage fécond avec Patrick Bouvet, le collectif MxM s’est mis dans l’orbite du dramaturge berlinois Falk Richter. Deux univers qui ont en commun de prendre au sérieux, courageusement,
les questions inédites que nous pose le monde d’aujourd’hui. Electronic City, présenté au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, nous plonge dans un univers entièrement livré aux technologies."
Bruno Tackel, Mouvement, 2009
"À la périphérie entre théâtre, vidéo et électro, le collectif MxM propose une réflexion saisissante sur la solitude et l’aliénation de l’homme postmoderne, happé par l’empire des communications et soumis Ã
l’emprise du virtuel. Un « mixage » audacieux et dérangeant qui dénonce la mondialisation des modes de vie et relève ce pari impossible : renverser le règne de la technique au profit de l’humain."
Estelle Gapp, Les trois coups, 2009
