TOUS LES EXTRAITS DE PRESSE : Spectacle vivant
"On peut parler d’un habitat théâtral signé Dromesko : un univers de bois dans le quel on se sent tout de suite au chaud. (…) Pour leur dernière création, Arrêtez le monde, je voudrais descendre, c’est un manège bien rond, un cocon circulaire qu’ils dévoilent soudain au beau milieu de leur baraque. Une scène qui tourne à l’infini et qui provoque le plus onirique des tournis. Les images de cette lanterne magique questionnent en nous le bestial, ou pointent l’humain chez l’animal. Un salon de musique où les trophées de chasse s’animent sur des corps d’homme ; le mariage de Lily et d’un marabout au long cou endimanché d’un nÅ“ud pap, ; un violoniste au dos ailé tournoyant dans une cage ; un festin avorté où loup et renard salivent devant un bras humain.. Fantasmatique, inquiétant, surréel comme les tableaux de Chagall, où basse-cour et hommes flottent dans le même imaginaire."
Emmanuelle Bouchez, Télérama
"Cinq spectacles en presque vingt ans, Dromesko prend soin de l’Å“il du spectateur. Et c’est cet Å“il, précisément, qui fait le spectacle et mène la cervelle parmi le bestiaire onirique déroulé par les fameux forains. Sur fond de décadence apparatchik, sur l’air d’une musique tzigane belle à faire pleurer les statues, voici le drame d’une humanité mal remise de son animale naissance. L’homme pensant plus haut que son derrière et rationalisant au possible ses instincts. Cet homme-là en prend pour son grade et vole en éclats."
Guillaume Malvoisin, Le Bien Public
"C’est un rêve forain, un tournis de cages à musicos et de manèges à songes. C’est aussi bien un daguerréotype du troisième type, une machine à jouer qui semble avoir été dessinée par Léonard de Vinci. Arrêtez le monde je voudrais descendre est une merveille aux airs tziganes, une soirée de théâtre qui vous embarque comme le regard intense d’un(e) inconnu(e) sur votre nuque vous fait vous retourner.
C’est beau et insaisissable comme un amour furtif, c’est le nouveau spectacle du Théâtre Dromesko, paré pour tourner des années durant dans le monde entier. Le monde ne tourne pas bien rond, le moteur du libéralisme est plein de sable, alors opposons-lui un manège huilé au coude de l’enfance et à l’élixir des contes, nous dit Igor (le maître de maison), retournons aux sources, mettons Cioran, Dubillard, la poésie,
la magie, les animaux et l’humour de notre côté et en avant la zizique… "
Jean-Pierre Thibaudat, Rue89

