EXPÉRIENCE PHYSIQUE & FANTASTIQUE

LES LARMES DE BRISTLECONE

CIES ANOMALIE & DORINA FAUER

création 2013 à la Ferme du Buisson

C’est parce que je tremble devant un ours que j’ai peur, et non l’inverse… Démonstration !

Du 7 février au 9 février 2013

à 20h45

Jean-Benoît Mollet, circassien, comédien et anthropologue, vous invite à partager l’œuvre incroyable d’André Bristlecone.

Ce neuro-physicien américain a développé en 1935 un système de visualisation des traces laissées par le passage d’une émotion dans le corps d’un individu.
Lors de ses conférences, il invitait le public à pleurer en pratiquant des exercices purement mécaniques et créait une représentation des nœuds traumatiques cachés en chacun. Considérée farfelue à son époque, cette œuvre avant-gardiste trouve aujourd’hui un écho spectaculaire et vivace.
Jean-Benoît Mollet reproduit sur scène l’expérimentation de Bristlecone et, à son tour, se livre à une expérience inédite sur des volontaires pour tenter de mesurer l’amplitude et l’impact d’une émotion.

Cette conférence sur la physicalité des émotions proposée par les Cies Anomalie et Dorina Fauer puise dans la poésie, la fiction et la cinématique pour interroger notre rapport à l’émotion aujourd’hui.

Avant le spectacle, mettez-vous en condition grâce aux doigts agiles des élèves ostéopathes de l’Institut Supérieur d’Ostéopathie de Paris - Lognes.
sur réservation au 01 64 62 77 77

Qui est Jean-Benoît Mollet ?

Jean-Benoît Mollet, artiste de cirque, participe depuis 1995 en tant qu’interprète à toutes les créations d’Anomalie, compagnie de cirque contemporain (Mister Monster en 2011, Le Grand nain en 2007 ont notamment été présentés à la Ferme du Buisson). Il y explore diverses approches du spectacle vivant et développe un travail d’acteur physique. Depuis 2007, il est directeur artistique d’Anomalie.

En 2003, il décide de poursuivre une recherche entamée par son père, psychiatre, sur André Bristlecone. Fasciné par ce chercheur énigmatique et controversé, inventeur d’une topographie des émotions ; intéressé par les questions relatives aux sciences physiques et culturelles liées à l’humain, Jean-Benoît Mollet débute en 2005 un cursus en anthropologie.

En 2012, il achève une thèse sur l’avant-gardisme du protocole Bristlecone et l’influence de la censure dans la médecine au XXe siècle et crée avec la Cie belge Dorina Fauer la conférence Les Larmes de Bristlecone.

Qui est André Bristlecone ?

André Bristlecone (1879 - 1954) est un neuro-physicien américain d’origine française. Également journaliste sportif au Baltimore Sun, il est connu dans les années 1910 pour ses articles très détaillés sur les états émotionnels que traversent les sportifs en compétition. Au début des années 1920, il est présentateur de marathons de danse qu’il considère comme un terrain d’étude populaire sur la nature humaine. Il observe et analyse les états clefs des participants confrontés à l’extrême rudesse de l’épreuve.

Il développe ensuite une série de conférences qu’il intitule « Physicality of emotions » dans lesquelles il décortique les processus physiques qui accompagnent une émotion. Il invite le public à pleurer en pratiquant un ensemble d’exercices mécaniques, puis à l’aide d’une machine de son invention il crée des cartes biométriques et visualise ainsi les traces laissées par une émotion dans le corps d’un individu.

Son travail controversé s’inscrit dans la lignée du psychologue et philosophe William James qui défend l’idée que sans réaction physique, il n’y a pas d’émotion. « Nous sommes affligés parce que nous pleurons, irrités parce que nous frappons, effrayés parce que nous tremblons et non pas, nous pleurons, frappons ou tremblons parce que nous sommes affligés, irrités ou effrayés suivant les cas. »
Il meurt en prison en 1954.


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